Semaine européenne 2018 de la vaccination

Comment fonctionne un vaccin ? Est-ce qu’une alimentation saine, ce n’est pas suffisant pour être en bonne santé et me protéger des maladies ? Pourquoi parle-t-on d’une protection collective alors que la vaccination est une décision individuelle ?

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Vous vous êtes déjà posé ces questions ? Dans le cadre de la semaine européenne de la vaccination 2018, le Programme de vaccination en Fédération Wallonie-Bruxelles vous propose quelques éléments de réponse.

Comment fonctionne un vaccin ?

Un vaccin contient des fragments d’un virus ou d’une bactérie à l’origine de maladies, ou une faible quantité de ceux-ci tués ou affaiblis. Le vaccin les introduit dans le corps afin de les présenter au système immunitaire. Ceci permet de simuler une infection sans provoquer les désagréments et les complications liés à la maladie. Le système immunitaire va ainsi se préparer et construire des défenses qui seront prêtes si la maladie devait se présenter.

Les vaccins sont très efficaces et fonctionnent chez la grande majorité de la population. Toutefois, il arrive que chez quelques personnes, la réponse immunitaire ne soit pas optimale et que celles-ci soit dès lors insuffisamment protégées.

Certaines vaccinations ne confèrent pas de protection à vie. Il est alors nécessaire d’effectuer un rappel de cette vaccination à intervalles réguliers. C’est le cas par exemple de la vaccination contre le Tétanos qui nécessite un rappel tous les 10 ans.

 

L’immunité de groupe 

Les vaccins offrent une double protection. Une protection individuelle et une protection collective contre les maladies.

Les vaccins procurent une protection individuelle, c’est à dire qu’ils protègent la personne contre la maladie en préparant son système immunitaire.

La majorité des vaccins protègent aussi l’ensemble de la population parce qu’ils freinent la circulation des microbes. Les personnes vaccinées ne contractent pas la maladie et ne contaminent donc pas leur entourage. C’est ce qu’on appelle l’immunité de groupe.

Cela est particulièrement important pour les personnes qui, dans de rares cas, ne peuvent pas être vaccinées (allergies sévère, certaines immunosuppressions, etc.)

Si un nombre important de personnes arrêtent de se faire vacciner, la circulation des microbes reprend. Cette protection (ou immunité) de groupe disparait. Des maladies parfois sous contrôle depuis longtemps font leur retour.

Il est donc important que les personnes qui ont la chance de pouvoir se vacciner le fassent. Elles se  protègent ainsi elles-mêmes et aussi celles qui ne peuvent pas l’être ou celles chez qui la vaccination n’a pas fonctionné de façon optimale.

 

Une vie saine ne remplace pas la vaccination 

Une alimentation saine, une activité physique régulière, bref un mode de vie sain a beaucoup d’impact sur notre santé mais ne peut pas remplacer les vaccins pour la prévention des maladies.

En ce qui concerne le nourrisson, l’allaitement maternelle est précieux mais ne suffit pas pour le protéger contre les maladies pour lesquelles il existe une vaccination.

Dans le ventre de sa mère, il bénéficie des défenses immunitaires de celle-ci. Une fois né, l’allaitement maternel le protège contre de nombreuses infections. Mais ces protections sont incomplètes et elles ne le protègent pas suffisamment longtemps.

Il faut donc que l’immunité du nourrisson et de l’enfant en bas âge soit renforcée par la vaccination pour une protection efficace dès les premières semaines de la vie.

 

Pour des informations complémentaires n’hésitez pas à discuter vaccination avec votre médecin ou à parcourir : www.vaccination-info.be