Halloween : comment aider votre enfant à surmonter ses peurs ?

La peur des monstres, peur du noir, peur des étrangers… certains enfants sont naturellement plus craintifs que d’autres. Comment les aider à dépasser leur peur sans les contraindre ? Voici quelques suggestions de l’ONE.

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La peur est une émotion, au même titre que la joie ou la colère. Elle est donc tout à fait normale et bénéfique pour le développement de l’enfant. Elle le protège en le prévenant d’un danger et le pousse à grandir en l’obligeant à adopter lui-même des moyens qui le rassurent. La peur se manifeste différemment en fonction de l’âge et du rythme propre à chaque enfant :

  • Au début, entre 0 et 2 ans, l’enfant a peur de la séparation, des bruits, des étrangers,… 
  • Entre 3 et 6 ans, on retrouve la peur des monstres et créatures imaginaires ainsi que la peur du noir,…
  • Entre 7 et 16 ans, ce sont des peurs plus réalistes comme la peur de la mort, les accidents, la guerre, les catastrophes naturelles, la réussite scolaire ou la peur d’être rejeté,...

Voici quelques exemples d’attitudes que vous pouvez appliquer pour aider vos enfants à surmonter leurs peurs : 

 

  • Gardez en tête que la peur de l’enfant est bien réelle et peut être difficile à vivre pour lui.
  • Montrez de l’empathie face à la peur de l’enfant. Evitez de la tourner en ridicule avec des termes tels que « froussard », « chochotte »,… 
  • Veillez à respecter le rythme de l’enfant : il n’est pas forcément prêt à être confronté à ce qui lui fait peur. Aidez-le à comprendre sa peur et à l’apprivoiser progressivement en lui montrant qu’il n’y a pas de danger.
  • Ecoutez l’enfant parler de ses peurs. Encouragez-le à mettre des mots sur son angoisse, à la nommer et la décrire pour lui permettre de prendre du recul.
  • Rassurez et réconfortez votre enfant. Aidez-le à se sentir en sécurité et soyez une présence rassurante pour lui. Faites-lui comprendre que ce n’est ni mal ni grave d’avoir peur.
  • Une fois son inquiétude écoutée, recherchez ensemble des solutions pour dédramatiser ses peurs. Formulez des réponses claires et rationnelles en lui donnant des repères, des explications, et des détails qui le rassureront.
  • Observer votre attitude en tant que parent. Il est parfois difficile de ne pas véhiculer de message de peur à l’enfant quand on est soi-même effrayé ou inquiet face à la situation dans laquelle se trouve l’enfant. Ces réactions, à répétition, peuvent influencer le vécu de l’enfant.
  • Exprimez vos propres peurs. Si vous hurlez et sautez au plafond à la vue d’une araignée en présence de votre bout d’chou, vous risquez de lui transmettre votre peur. Expliquez-lui que la peur est subjective et change selon les caractéristiques de chacun.

  

Que peut apporter Halloween dans l’affrontement des peurs ?

 

Halloween a un côté ludique et amusant où l’on aime faire peur aux autres et à soi-même. C’est l’occasion de dédramatiser la peur et d’en rire tous ensemble. Profitez de cette fête pour désensibiliser votre enfant à certaines de ses peurs en lui expliquant et contextualisant les objets, les individus et les situations d’horreurs :

  • Si votre enfant est terrorisé à l’idée d’aller faire la collecte des bonbons, faites avec lui le tour des maisons en journée. Le tour en journée réduira son appréhension et le rassurera pour le moment venu en soirée.
  • Si votre enfant a peur de certains déguisements, permettez lui de prendre conscience qu’il existe une personne derrière le déguisement. Exemple : veillez à ce que votre enfant manipule le masque de vampire que son frère va porter. Il aura moins peur lorsqu’il le verra sur un visage.
  • Demandez à votre enfant de vous aider à décorer. La sorcière empaillée, le faux squelette et la guirlande de zombies deviendront plus familiers lorsqu’il les maniera. Ces objets rendront les monstres moins effrayants à ses yeux.
  • Donnez-lui des exemples imagés et racontez-lui des histoires positives à propos de gentils petits fantômes et de gentilles momies. Votre enfant pourra s’identifier aux personnages et avoir de l’empathie pour eux. Ces monstres auront un aspect différent et la peur s’effacera progressivement.

 

Si toutefois la peur de votre enfant persiste, a de fortes conséquences sur son quotidien et que vous êtes inquiet, n’hésitez pas en parler à votre médecin/pédiatre ou autre professionnel de confiance.

 

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