L’ONE a analysé vos contributions : qu’en retient-il ?
Plus de 10 000 citoyens et citoyennes se sont exprimés sur les sujets de l’enfance et de la parentalité dans le cadre de la consultation publique “Parlons Enfance” que nous avons menée en 2025. Nous avons analysé ce que vous nous avez confié. Quels sont les principaux enseignements de cette consultation publique ?
Votre voix au cœur de nos actions
En tant qu’organisme public de référence, nous, Office de la Naissance et de l'Enfance, tenons à rester proches de vous : nous ne voulons pas décider seuls de nos actions. C’est pour cela que nous avons lancé la consultation publique "Parlons Enfance" du 1er octobre au 3 novembre 2025. 10 155 personnes y ont répondu.
Dès à présent, nous disposons d’une meilleure connaissance de nos publics et allons exploiter les résultats. Notre volonté est d’améliorer les services publics de l’enfance et de la parentalité afin de mieux soutenir et accompagner les familles, tout en veillant au contexte budgétaire en vigueur.
Tout citoyen de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dès 13 ans, était amené à s'exprimer à travers cette consultation publique.
Découvrez le résumé des plus de 89 000 contributions.
Télécharger le rapport de synthèse
Entre défis et solutions : redonner à l’enfant sa juste place
Notre priorité est de comprendre la réalité de votre quotidien, vos attentes et vos besoins concernant l’enfance, l’adolescence et la famille, afin d’en tenir compte dans nos décisions.
Qu’est-ce qui est important pour qu’un enfant se sente bien ?
Les premiers mots qui sont ressortis pour 7 personnes sur 10 sont l’amour, la sécurité, le cadre et les règles. Des évidences, certes, mais qui méritent d’être rappelées pour ne pas être oubliées. Pour 30 % des participants et participantes, un enfant a besoin d’être considéré dans son identité propre et singulière, son identité d’enfant en tant que telle et pas celle d’un adulte en miniature.
Qu’est-ce qui est important pour qu’un ado se sente bien ?
700 jeunes entre 13 et 18 ans ont participé à l’enquête “Parlons Enfance” et nous ont livré leurs ressentis et attentes.
La thématique de la stabilité affective arrive en tête, citée par 42 % des répondants. Le défi du temps disponible, pour explorer et s’épanouir, n’échappe pas aux ados, ils sont en effet 17 % parmi les participants à exprimer une réponse dans ce sens. Un cadre de vie rassurant et sécurisant arrive en troisième thématique (15 %) en parallèle du besoin d’être considéré et accepté comme on est.
En ce qui concerne leurs difficultés, les problèmes de violence sont cités par 30 % des répondants et répondantes. Ils tirent la sonnette d’alarme à travers cette consultation publique. 16 % d’entre eux disent aller très bien et 34% disent aller bien. Cependant, 2 ados sur 10 déclarent aller mal ou très mal. C’est deux fois plus que les parents. La première cause de ce mal-être concerne les problèmes rencontrés à l’école.
Ces résultats font écho à l'alerte lancée par le Délégué général aux droits de l'enfant (DGDE). Ce ressenti s’inscrit inévitablement dans un spectre plus large, avec une conséquence directe sur la naissance et l’enfance. Seuls 60 % de ces jeunes déclarent penser avoir des enfants plus tard et 20 % d’entre eux qui disent ne pas penser en avoir. Les craintes liées à l’avenir et la charge mentale associée au rôle de parent sont avancées comme principales raisons.
Qu’est-ce qui est important pour qu’un parent se sente bien ?
En miroir des questions qui concernent les enfants, la consultation publique “Parlons Enfance” nous permet aussi de mieux comprendre les parents, leurs difficultés et leurs besoins pour être bien.
La principale difficulté, exprimée par 1 parent sur 2, est de réussir à concilier vie parentale et professionnelle. Un besoin accru d’équilibre se fait ressentir et impacte directement leur santé mentale. La difficulté à garder une relation paisible avec leurs enfants a une influence certaine sur leur bien-être. Enfin, au regard de la santé mentale plutôt fragile de certains jeunes, il apparaît clairement que le confort émotionnel des parents en est inévitablement affecté : ce qui permet aux parents de se sentir bien, c’est le bien-être de leurs enfants.
Qu’est-ce qui est important pour qu’un grand-parent se sente bien ?
Les 828 grands-parents qui ont participé expriment à 39 % l’idée d’entretenir de bonnes relations familiales en étant plus présents qu’avant dans la vie des enfants et des petits enfants tout en préservant un climat de confiance, de proximité et de complicité.
Pour 25 % des répondants, l’attention se concentre spécifiquement sur les petits-enfants aspirant à ce qu’ils soient heureux et en sécurité. La troisième thématique (19 %) qui apparaît comme permettant de se sentir bien en tant que grand-parent décrit la capacité d’être disponible.
On notera que 17 % des participants répondent ne pas avoir de difficultés. Si la crainte et l’inquiétude générale quant à l’avenir est exprimée par 8 % des répondants, la première difficulté, exprimée par 32 % des répondants, étant de trouver du temps disponible.
Pour aller plus loin …
- Rapport complet "Consultation publique – Parlons Enfance" (PDF)
- Communiqué de presse du 21 janvier 2026, "Au cœur des résultats et des enseignements de la consultation publique "Parlons Enfance"" (PDF)