VRAI ou FAUX ? Mon milieu d’accueil sans pesticides c’est...

1. Mon milieu d’accueil sans pesticides c’est : un espace moins joli, moins net avec des mauvaises herbes ? FAUX 

 


©Martin Dellicour 

Entretenir un espace sans pesticides ne veut pas dire ne pas l’entretenir du tout. En fonction des différents besoins de l’espace à gérer, certains choix d’entretien seront à poser.  Doit-on vraiment désherber un espace ou une certaine tolérance à la végétation spontanée peut y être acceptée?  Ne pourrait-on pas enherber une zone en gravier par exemple plutôt que de la désherber ?

Enfin, les plantes spontanées apportent de la couleur au jardin, servent d’abris et constituent une source de nourriture à une ribambelle d’organismes qui vous aideront à équilibrer votre espace extérieur. Dès lors, pourquoi ne pas considérer d’un autre œil l’herbe poussant dans le gravier ou les pissenlits dans la pelouse ? Laissez la nature pénétrer au sein de votre milieu d’accueil, et profitez de ses bienfaits ! Attention à éviter les plantes toxiques et/ou urticantes.

 

 

 

 

2. Mon milieu d’accueil sans pesticides c’est : plus de temps et plus de travail pour m’en occuper ? VRAI ET FAUX

 


©ADALIA 2.0

Cette nouvelle contrainte est une opportunité. L’abandon des pesticides sonne le retour de la verdure. 

Si l’on se fixe l’objectif de conserver un jardin très soigné, le temps de désherbage (manuel ou thermique) sera probablement plus important. Une certaine tolérance par rapport à la flore spontanée est conseillée, ainsi que la mise en place de stratégies qui permettent de travailler avec, et non contre la nature. 

Il est possible d’agir préventivement en mettant dans les parterres des plantes dites couvre-sols (sédum, petites pervenches, géranium vivaces,…) qui limitent naturellement la pousse de plantes indésirables.

En choisissant des plantes indigènes (communes à nos régions), adaptées à notre climat et à l’exposition de notre terrain, on diminue le risque de maladies et d’attaques d’insectes,  et on peut donc se passer des insecticides et fongicides.

 

3. Mon milieu d'accueil sans pesticides c’est : plus cher à entretenir, des outils à acheter ? FAUX

 


© Martin Dellicour 

Les pesticides représentent un certain budget. 

En fonction de la superficie et du type de revêtement de l’espace à entretenir (graviers, pavés,…), l’une des possibilités sera de se tourner vers des méthodes d’entretien dites « curatives » et donc de pratiquer soit du désherbage manuel (binette, rasette, sarcloir), thermique ou mécanique (à l’aide de machines).  Le coût variera en fonction de la méthode choisie. 

Il est aussi possible d’agir de manière préventive en recouvrant le sol nu avec des plantes couvre-sols ou du paillage, en engazonnant certaines surfaces plutôt qu’en les désherbant ou encore en tolérant une certaine végétalisation (exemple joints entre des pavés).  Cela représente parfois un coût au départ mais qui est rapidement amorti au fil des ans.

 

4. Mon milieu d'accueil sans pesticides c’est : plus de nuisibles présents ? FAUX

 


©Martin Dellicour

La classification des organismes vivants en catégories dites « utiles » ou « nuisibles » est arbitraire. Dans la nature, chaque être a un rôle à jouer au sein des écosystèmes, en interaction avec les autres organismes vivants. Un équilibre s’établit tout naturellement entre les nuisibles et les utiles. C’est dans cet équilibre que le jardinier, en bon observateur, trouve son intérêt. 

Par exemple, une population de pucerons qui se nourrit de la sève de végétaux est normalement contrôlée par des populations de prédateurs naturels, tels que la coccinelle.  En utilisant des insecticides, on tue les pucerons, mais aussi bien d’autres organismes dits « utiles ». Les prédateurs n’étant plus là, un nouvel organisme suçeur de sève n’aura donc aucun problème à pulluler par la suite. Le mauvais réflexe serait de recourir de nouveau à un insecticide, et de perpétuer dès lors le cercle vicieux. 

La meilleure chose à faire est d’attirer les organismes dits « utiles » (coccinelles, syrphes, abeilles, mésanges, hérissons,…) en rendant votre espace plus accueillant pour ces derniers : zones refuges non tondues, plantes fleuries locales, tas de bois, nichoirs… Parfois, il est même préférable de tolérer la présence de quelques pucerons dans le jardin pour attirer des prédateurs naturels (coccinelles par exemple).

 

5. Mon milieu d'accueil sans pesticides c’est : un espace moins accueillant, plus dangereux pour les enfants ? FAUX

Comme expliqué sur la page « Objectif Zéro Pesticide », les pesticides ont un impact sur la santé des enfants. Disposer d’un espace extérieur plus naturel, c’est donc leur offrir un cadre de vie plus sain.

En outre, un jardin géré de façon écologique  permettra aux enfants de s’épanouir dans un cadre plus vert. De nombreuses études ont d’ailleurs montré le lien existant entre la présence de nature, le bien-être humain et le développement cognitif des enfants.

 

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