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L'allaitement maternel

L'allaitement exclusif au sein pendant les premiers mois est un mode d'alimentation qui convient à presque tous les enfants. La composition du lait de chaque maman est parfaitement adapté aux besoins du bébé; elle varie d'ailleurs au cours d'une même tétée ainsi que durant les premiers jours.

L'allaitement maternel présente bien d'autres avantages tant pour le bébé que pour la maman. L'équipe de la consultation ONE vous les expliquera au cours de vos rendez-vous.

Idéalement, l'allaitement maternel se pense dès avant la naissance en collaboration avec le papa car il aura un impact sur l'organisation familiale. C'est l'occasion d'exprimer ses souhaits et ses craintes et de questionner au besoin les professionnels (sage-femme, pédiatre, travailler médico-social, association de soutien à l'allaitement, etc.).

Au début l'allaitement n'est pas toujours facile. Si nécessaire, ces professionnels pourront vous soutenir dans ces moments délicats tout en respectant votre choix. N'hésitez pas à les solliciter.

Questions - réponses

Voici quelques éléments de réponse aux questions que l'on se pose le plus souvent :

 

"L'allaitement va-t-il abîmer mes seins ?"

Si l'allaitement peut modifier le volume des seins, il ne les "abîme" pas. Ce sont les changements du volume des seins (qui surviennent particulièrement pendant la grossesse et surtout en cas de forte prise de poids), le nombre de grossesses, ainsi que le degré d'élasticité cutanée des tissus (différent d'une femme à l'autre), qui influent sur la tonicité des seins à long terme. Lors de l'allaitement, la prévention la plus efficace est d'éviter les brusques changements de volume en allaitant le plus souvent possible.

"Je vais être bloquée à la maison avec mon bébé"

Il est possible d'emmener son enfant avec soi presque partout et de l'allaiter, ouvertement ou en toute pudeur, selon ses choix personnels.
Si toutefois maman devait s'absenter, elle peut tirer son lait pour le faire donner par une autre personne.

"Je ne me sens pas à l'aise à l'idée d'allaiter devant des personnes que je ne connais pas bien"

Il est tout à fait possible d'allaiter sans exposer ses seins, de manière discrète, en portant des vêtements appropriés, par exemple des vêtements d'allaitement, ou un châle.

"Je n'ai pas envie que le papa se sente exclu si j'allaite"

Papa peut développer sa relation affective avec bébé par le bain, le portage, le massage, le peau à peau, le jeu... En ayant une autre forme de relation avec bébé, papa lui permet d'intégrer dès la naissance que le monde est composé d'êtres différents. L'enfant apprend que l'amour ne passe pas obligatoirement par la nourriture.
Le père a réellement sa place dans l'allaitement. Son soutien est important tant pour le choix que pour la poursuite de l'allaitement.

"L'allaitement a-t-il un effet sur le désir sexuel dans le couple ?"

Les changements physiques, le flot d'émotions liées à l'arrivée de bébé, la fatigue... peuvent modifier l'équilibre entre les parents et le désir sexuel de chacun.

Bien sûr, d'autres facteurs, liés à l'allaitement peuvent entrer en compte comme l'augmentation du volume et de la sensibilité des seins ou la modification de l'image érotique de ceux-ci.

Cependant, l'allaitement peut aussi mettre en valeur le corps de la femme et souligner sa féminité. Et pour beaucoup de femmes, réussir son allaitement c'est aussi se réapproprier son corps, le valoriser.

"J'ai envie d'allaiter mon bébé, mais je ne sais pas si j'aurai assez de lait"

Hormis quelques rares exceptions, les femmes produisent du lait en quantité suffisante pour bébé. La bonne position de bébé pendant l'allaitement, et l'allaitement à la demande, sont garants de la satiété de bébé.

"J'ai des petits seins, donc je n'aurai pas assez de lait"

Les petits seins sont aussi capables de produire du lait en suffisance que les seins volumineux, puisque la glande mammaire proprement dite a sensiblement la même taille chez toutes les femmes.

"Il faut boire beaucoup pour avoir assez de lait"

Il faut seulement boire à sa soif. Boire plus ne produit pas plus de lait.

"Si je suis fatiguée, je n'aurai pas assez de lait"

Il n'est pas démontré que la fatigue ait une incidence directe sur la quantité de lait produite, mais elle peut entraîner une moindre disponibilité à allaiter sans restriction.

"Mon lait sera-t-il assez nourrissant pour mon bébé ?"

La toute grande majorité des femmes produisent un lait qui répond à lui seul à tous les besoins de leur enfant en tout cas jusqu'à l'âge de 6 mois environ, et cela même si leur alimentation n'est pas des plus équilibrée. Par la suite, le lait maternel reste l'aliment à privilégier parallèlement à la diversification alimentaire pendant tout la première année et même au-delà.
L'OMS recommande l'allaitement jusqu'à 2 ans ou plus.

"L'allaitement va-t-il me fatiguer ?"

La grossesse, l'accouchement, le sommeil entrecoupé expliquent la fatigue. Le fait de devoir être toujours présentes pour leur bébé peut paraître fatigant à certaines mères. Le soutien et l'aide pratique de leur entourage et/ou de services extérieurs est dès lors très important. Les hormones sécrétées à chaque tétée contribuent à la relaxation de maman et même à son assoupissement. Ce sont des moments propices pour se reposer.

"Je fume. Mon lait sera-t-il bon ?"

Il est toujours préférable d'arrêter de fumer car la nicotine et de nombreux toxiques contenus dans la fumée du tabac passent dans le lait. Néanmoins, le lait maternel, même d'une mère fumeuse, reste supérieur au lait artificiel. La mère qui ne parvient pas à arrêter veillera cependant à ne fumer qu'après la tétée et le plus loin possible de la tétée suivante. Une consommation importante de cigarettes diminue cependant l'éjection et donc la production de lait.

"Ai-je des mamelons de la bonne forme pour pouvoir allaiter ?"

Quelle que soit la forme du mamelon, une bonne prise du sein et une position adéquate de bébé sont des conditions essentielles à la réussite d'une tétée. Il est peu fréquent que les mamelons soient réellement ombiliqués. De plus, les anomalies du mamelon n'empêchent que rarement l'allaitement mais peuvent néanmoins rendre les premières tétées un peu plus difficiles.

"Dois-je préparer mes seins pendant la grossesse ?"

Les seins se préparent naturellement à l'allaitement pendant la grossesse. Le frottement des mamelons est déconseillé car leur peau, comme celle des lèvres, ne "s'endurcit" pas.

"J'ai subi une réduction mammaire. Pourrai-je allaiter ?"

Il n'y a pas de réponse générale. Une chirurgie mammaire peut léser la glande, dont une partie plus ou moins importante peut avoir été enlevée. Des canaux lactifères et des filets nerveux peuvent avoir été sectionnés.
Il en résulte une perte de sensibilité au niveau du mamelon et de l'aréole, une réduction des sécrétions hormonales et donc de la production et de l'éjection du lait. Certains types de chirurgie rendent l'allaitement plus difficile que d'autres types de réduction mammaire.
Dès lors, il faut tenter d'allaiter pour vraiment savoir. Souvent l'allaitement est possible mais les quantités produites peuvent parfois être insuffisantes.

"J'ai subi une augmentation mammaire. Pourrai-je allaiter ?"

L'implant peut comprimer la glande mammaire, favoriser l'engorgement et ainsi limiter la production de lait. Il induit, de ce fait, l'hypotrophie de la glande.
L'insertion d'implants rétro-pectoraux semble avoir moins d'influence sur la lactation. Une intervention n'est donc pas un obstacle à l'allaitement mais celui-ci nécessite parfois un soutien professionnel adapté.

"A quel rythme allaiter ?"

Au rythme de bébé, chaque fois qu'il le demande. L'allaitement a lieu sans restriction ni en fréquence, ni en durée. Le lait maternel est fort digeste, ce qui permet d'éviter les problèmes digestifs tels que coliques, ballonnements, diarrhée... mais peut amener bébé à réclamer de 6 à 12 fois par 24h.

"Si j'allaite, est-ce je peux tout de même donner un biberon de temps en temps ?"

Pour se nourrir au biberon, le bébé ne peut pas utiliser sa technique innée de la tétée. Il doit faire l'apprentissage d'un geste de succion totalement nouveau. Téter le sein et boire au biberon sont deux techniques difficilement compatibles avant ses 3 mois, le risque étant qu'il adopte la technique de succion propre à la tétine du biberon.

"Est-ce que cela vaut la peine d'allaiter mon bébé si je (re)travaille (bientôt) ?"

Quelle que soit sa durée, l'allaitement est bénéfique à la santé du bébé et de la mère.

Et la reprise du travail ne rime pas obligatoirement avec l'arrêt de l'allaitement.
Une législation relative aux pauses d'allaitement permet aux femmes de pouvoir tirer leur lait sur leur lieu de travail. Si la diversification alimentaire a déjà commencé, l'allaitement peut se poursuivre également le matin et le soir.

Vous pouvez également préparer votre reprise du travail :

"Quand et comment arrêter l'allaitement ?"

Le choix du moment du sevrage dépend du bébé et de ses parents. Dans tous les cas, le sevrage sera réalisé plus confortablement en ne réduisant que progressivement le nombre de tétées : le temps qui sera nécessaire pour parvenir à un sevrage complet dépendra de chaque maman et de chaque bébé.

Si la maman ne peut ou ne désire pas, ou plus, allaiter durant la première semaine après la naissance de bébé, l'arrêt de la lactation peut se faire progressivement, en quelques jours. La mère donnera le sein de moins en moins souvent. On peut aussi choisir de bloquer la lactation par un traitement médicamenteux.

Lorsque la lactation est installée, le sevrage peut être réalisé par une diminution progressive de la fréquence des tétées. Aucun médicament bloquant n'est alors nécessaire.

 

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