« Nos filles sans excision. Ici, on en parle » : Prévention des mutilations génitales féminines dans les services de la petite enfance

10.10.2018
Parler de l'excision dans les services de la petite enfance

A l’occasion de la journée internationale des filles, le 11 octobre, la Ministre de l’Enfance Alda Greoli et le GAMS Belgique lancent une campagne visant à sensibiliser les parents aux risques liés à l’excision. L’objectif est de briser les tabous liés à l’excision et de libérer la parole. Les outils de la campagne seront utilisés et relayés dans les consultations ONE, dans les crèches et dans les services de médecine scolaire. 

L’excision, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ces mutilations peuvent entraîner chez les enfants, les jeunes filles ou les femmes adultes ? Est-ce que l’excision est punie par la loi ? La campagne « Nos filles sans excision. Ici, on en parle ! » a pour but de répondre à ces questions et de favoriser le dialogue entre les parents et les professionnels de la petite enfance afin de lutter contre les mutilations génitales féminines. 

« Les professionnels de la petite enfance sont un maillon essentiel dans la prévention de l'excision et dans la protection des jeunes fillesIl arrive souvent que les parents primo-arrivants consultent uniquement les services de l'ONE dans les mois qui suivent leur arrivée. Il est donc absolument primordial de mettre à profit ces contacts pour donner des conseils à ces familles et pour détecter les signes de risque afin d'éviter de nouvelles excisions » explique la Ministre de l’Enfance, Alda Greoli.

L’excision est une violation des droits humains et des droits des enfants. L’excision est une mutilation et est punie par la loi en Belgique et dans d’autres pays. D’après une étude, plus de 8000 filles risquent d’être excisées en Belgique. Selon l’UNICEF, au moins 200 millions de filles et de femmes vivant actuellement dans 30 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient ont subi une forme de mutilation génitale.

  

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